Le collaborateur qui a "juste résumé la pièce adverse"
Un lundi matin, un collaborateur vous explique qu'il a gagné deux heures : il a collé la pièce adverse, quarante pages, dans un outil d'IA en ligne pour en obtenir un résumé. Le résumé est plutôt bon.
Vous avez deux réactions en même temps : c'est efficace, et qu'est-ce qui vient de se passer avec ce document ?
Cette scène se joue aujourd'hui dans beaucoup de cabinets. Le guide du Conseil national des barreaux (CNB) sur l'IA est là pour y répondre.
Ce que dit le guide du CNB
Le 17 mars 2026, le CNB a adopté un guide consacré à la déontologie et à l'intelligence artificielle. Sa ligne est claire, et elle n'est pas celle qu'on attend :
- l'IA générative n'est pas interdite, elle est encadrée ;
- l'avocat en garde la maîtrise et la responsabilité : il vérifie ce que l'outil produit ;
- le secret professionnel et le RGPD s'appliquent comme avant ;
- aucune donnée identifiable d'un client ne doit être transmise à un service qui ne garantit pas une confidentialité absolue.
Dit autrement : utiliser l'IA n'est pas le problème. Ce qui compte, c'est ce que vous lui donnez à lire, et où cela est traité.
Le vrai sujet : où va le document ?
Quand votre collaborateur colle une pièce dans un service en ligne, ce document est envoyé à un prestataire, traité sur ses serveurs, dans un pays et sous des conditions que le cabinet ne maîtrise pas toujours. Pour un avocat, ce n'est pas un détail technique : c'est la question du secret.
Il y a en gros trois façons d'y répondre :
- Interdire. Simple à dire, difficile à tenir : les collaborateurs y reviennent, sur leur téléphone personnel.
- Anonymiser avant chaque usage. Cela demande du temps et de la rigueur à chaque fois, et une seule omission suffit.
- Utiliser un outil qui traite les documents chez vous. Le document ne quitte pas le cabinet, la question de la transmission à un tiers ne se pose plus.
Ce que font les cabinets qui avancent sereinement
Ils se posent quatre questions avant de choisir un outil :
- Où le modèle tourne-t-il ? En ligne, chez un hébergeur, ou dans le cabinet ?
- Qui voit quoi ? Les dossiers doivent rester cloisonnés, notamment en cas de conflit d'intérêts.
- Peut-on documenter la méthode ? Une trace de ce qui a été demandé, par qui, et quand.
- Qui vérifie ? Chaque réponse doit citer ses sources, pour que l'avocat puisse contrôler.
Ils lisent aussi le guide du CNB en entier. C'est le meilleur point de départ, quel que soit l'outil retenu.
Où LMbox se place
LMbox est un boîtier installé dans votre cabinet. Le modèle d'IA tourne chez vous : aucun dossier client n'est transmis à un tiers. Il travaille sur les documents du cabinet, cite la source de chaque réponse, respecte les droits d'accès existants et journalise chaque requête.
Ce n'est pas une base de jurisprudence : il ne remplace pas votre éditeur juridique, il exploite ce que le cabinet possède déjà, ses dossiers, ses consultations, ses modèles.
L'IA prépare. L'avocat vérifie, décide et signe.
Prochaine étape : pour voir ce que ça donne sur un échantillon de vos documents, demandez une démonstration — 30 minutes, sans engagement. Vous pouvez aussi découvrir la page dédiée aux cabinets d'avocats.